Sakura Garden Ukiyo-es

 

Marie Havel Artiste site art

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"Ukiyo-es", 104 dessins au graphite sur papier réalisés pour la résidence Sakura Garden de Helenis à Castelnau-le-Lez, 30x13 cm chaque, 2017, Marie Havel.

"Ukiyo-es", 104 graphite pencil on paper drawings created for Helenis' Sakura Garden Residence, Castelnau-le-Lez, 30x13 cm each, 2017, Marie Havel. 

L’estampe japonaise, l’Ukiyo-e, signifie l’impermanence de toute chose et littéralement, " l’image d’un monde flottant ". Cette première idée a immédiatement créé une connexion évidente avec mon travail. En effet, je m’inspire d’éléments connus, habituels, quotidiens, auxquels vient se greffer un monde imaginaire, plus onirique. Il s’agit de rendre compte de la contemplation d’un monde éphémère, à l’image de celle de la floraison des Sakura au Japon, qui influe directement sur le rythme de la vie quotidienne. Sans tomber dans la vanité, j’ai souhaité mettre en place un paysage évolutif pour chaque étage, rythmé, comme une séquence animée. Ma volonté était de créer un entre-deux, un équilibre entre un dessin classique au graphite, pouvant évoquer par sa facture des planches naturalistes et l’idée d’un monde animé, d’une architecture contemporaine en construction, à l’image d’une partie de Tetris ou d’un Kern de randonneur à l’équilibre instable mais résistant mystérieusement. Ainsi j’ai conçu chaque dessin déterminant les différentes séries à partir des éléments de construction du bâtiment, qui au fur et à mesure du temps, des saisons, de la déambulation dans les couloirs, vont tendre à un certain équilibre et créer finalement une bâtisse cohérente et persistante, soudée par une végétation évolutive, entre fantaisie et réalisme. Il s’agit d’invoquer l’urbain, le jeu et la nature, des éléments qui régissent la sensibilité de nos paysages quotidiens. Chaque dessin est unique, différent pour chacun des habitants de la résidence Sakura Garden, en contradiction avec l’aspect bon marché et multiple de l’estampe, mais s’inscrit dans la multitude de chaque série et la lenteur du mouvement peut laisser croire dans un premier temps qu’ils soient tous identiques. Chaque dessin est présenté devant un appartement différent de la résidence et chaque étage propose une série nouvelle.

The Japanese print, the Ukiyo-e, means the impermanence of anything and literally, " the image of a floating world ". This first idea immediately created an obvious connection with my own work. Indeed, I am inspired by known, usual, daily elements, in which comes to be transplanted a more dreamlike, imaginative world. It is a question of reporting a short-lived world admiration, just like the blooming of Sakura in Japan, which influences directly the rhythm of the everyday life. Without falling in the vanity, I wished to set up an evolutionary landscape for every floor, gave rhythm, as an animated sequence. My wish was to create an in-between, a balance between a classic graphite drawing, able to remember us kind of naturalistic boards and the idea of an animated world, of a contemporary architecture under construction, just like a Tetris game or walker's Kern, unstable but mysteriously resistant. So I conceived every drawing determining the various series from the elements of construction of the building, which according to time, seasons, wandering in corridors, are going to aim at a certain balance and to create finally a coherent and persistent building, envelopped and becoming resistant by the mean of an evolutionary vegetation, between fantasy and realism. It is about the urban, the game and the nature, elements which govern the sensibility of our daily landscapes. Every drawing is unique, different for each inhabitants of the Sakura Garden Residence, in contradiction with the cheap and multiple aspect of the print, but takes part of the multitude of every series and the slowness of the movement can let believe at first sight that they are all the same. Every drawing is presented in front of a different flat and every floor proposes a new series.

© Marie Havel 2014-2019