Qui perd gagne

Rope-a-dope  Marie Havel Artiste site art

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Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", premier plan : "Qui perd gagne, 2", second plan : "Le Ravin du Loup, 42". Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", "Qui perd gagne, 2" (2017), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", "Qui perd gagne, 2" (2017), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", "Qui perd gagne, 2" (2017), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", "Qui perd gagne, 2" (2017), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances", "Qui perd gagne, 2" (2017), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition collective "Le Bal des Survivances" (2017), "Qui perd gagne, 2", polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, Marie Havel.

Vue de l'exposition "Du Fond et Du jour" avec Clément Philippe. Premier plan : "Qui perd gagne, 2" (2017), second plan : Maisons clous", Marie Havel.

Vue de "Art Paris Art Fair 2018", premier plan : "Qui perd gagne"(2016), second plan : "Le Ravin du Loup, 4", Marie Havel.

Vue de "Art Paris Art Fair 2018", "Qui perd gagne"(2016), polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables. Collection privée. Marie Havel

Vue de "Art Paris Art Fair 2018", photo : Eve de Medeiros. Marie Havel.

"Qui perd gagne", 2016, polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables. Collection privée. Marie Havel

"Qui perd gagne", 2016, polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables. Collection privée. Marie Havel

Vue de l'exposition personnelle "Build & Smash", Espace Saint-Ravy, Montpellier, 2017. Marie Havel.

"Qui perd gagne, 3", polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, 2017, vue de l'exposition personnelle "Build & Smash", Marie Havel.

"Qui perd gagne, 3", polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, 2017, vue de l'exposition personnelle "Build & Smash", Marie Havel.

"Qui perd gagne, 3", polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, 2017, vue de l'exposition personnelle "Build & Smash", Marie Havel.

Détail de "Qui perd gagne, 3". Marie Havel.

Sculptures-installations, polystyrène, sable, fers à béton, dimensions variables, 2016-2017.

Sculptures-installations, polystyrene, sand, steel reinforcement bars, variable sizes, 2016-2017.

 

Fascinée par les liens qui peuvent se faire entre les restes désarticulés et mouvants des bunkers du littoral assujettis aux marées, aux forces de la nature qui est leur fondation et les constructions de châteaux de sable dégringolantes édifiées par les enfants, ces sculptures sont tout autant celles de vestiges de bunkers que de châteaux de sable effondrés. Dans les deux cas, il s’agit de passer du temps à créer un élément instable, faussement solide, une forteresse, une muraille, un rempart dont on sait que bientôt il disparaîtra et que finalement, là est notre but : la chute.
   Il s’agit  de constructions vouées à disparaître, de refuges indéfendables, de fortifications instables prêtes à s’évanouir, à se mêler au sol. Le bunker subsiste dans sa lente disparition, presque invisible, il se fige, sa désarticulation l’enracine quand le château redevient sable presque instantanément.
   Ici, si le bunker est extrait de la plage et n’est donc plus sujet aux éléments naturels, il est néanmoins fragilisé par sa construction inspirée de ces châteaux de sable dont il est l’écho, les sculptures étant réalisées à l’aide de sable et de polystyrène, le tout maintenu uniquement par des fers à bétons, eux même ensablés. La fortification laisse sa vulnérabilité s’exprimer.